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4 juin 2015

Rapports des ateliers du congrès annuel 2015

Voici les faits saillants des trois ateliers ayant eu lieu lors du congrès annuel de la FédéCP, en avril dernier au manoir Saint-Sauveur.

 

Plomb dans les munitions ; la viande de gibier représente-t-elle un risque d’intoxication?

 

Le plomb est un métal utilisé dans de nombreux produits commerciaux, dont les munitions utilisées par les chasseurs. Malheureusement, il constitue un polluant et un produit toxique pour les espèces animales. D’ailleurs, en 1999 le gouvernement fédéral interdisait l’utilisation de grenaille de plomb pour chasser les oiseaux migrateurs dans tout le Canada. Cependant, l’utilisation de munitions contenant du plomb est demeurée permise pour la chasse des petits et grands gibiers terrestres.

 

Au cours des dernières décennies, les effets toxiques appréhendés de ce métal sur la faune terrestre ont d’ailleurs poussé des chercheurs Américains à documenter la situation et il s’avère qu’un lien a été démontré entre la présence de particules de plomb provenant de la fragmentation des balles dans les viscères abandonnées en forêt par les chasseurs et la contamination d’oiseaux de proie.

 

Afin de vérifier si cette problématique  sévissait au Québec, le MFFP a entrepris il y a quelques années un projet de recherche sur le grand corbeau, un oiseau abondant et reconnu comme se nourrissant sur les viscères de gibiers abandonnés par les chasseurs. On a capturé des oiseaux dans la région du Bas-Saint-Laurent pendant une période de plusieurs semaines consécutives, débutant avant la chasse et se terminant après, afin de vérifier la variation de la concentration en plomb de leur sang. Il s’est avéré que cette concentration a augmenté durant la période de chasse, période pendant laquelle les oiseaux ont accès aux viscères abandonnés par les chasseurs. On a pu déduire que l’utilisation de balles contenant du plomb pour la chasse a probablement un effet sur la faune et qu’en conséquence, il pourrait y en avoir pour les gens qui consomment de la viande de gibier.

  

D’ailleurs, des observations faites par l’Union québécoise pour la réhabilitation des oiseaux de proie chez des aigles royaux et des pygargues à tête blanche ont démontré que leurs populations présentaient des proportions inquiétantes d’individus intoxiqués. On a pu démontrer que la signature isotopique du plomb (une variété atomique) retrouvé dans le foie de nombreux oiseaux est la même que celle retrouvée dans les munitions fabriquées de plomb. On peut donc en déduire que les oiseaux se contaminent par l’ingestion de plomb provenant de balles. En fait, lorsqu’ils mangent la chair ou les viscères d’animaux abattus par des balles de plomb, ils s’intoxiquent à partir des particules répandues dans l’animal au moment de l’impact de la balle. Du même coup, on peut croire que la consommation de viande de gibier par des humains pourrait avoir le même effet. À ce propos, mentionnons que l’institut national de santé publique du Québec procède actuellement à des études à ce sujet.

Devant les évidences scientifiques qu’il y a des risques pour la santé de manger de la viande de gibier abattu avec des balles de plomb, il serait pertinent d’envisager l’utilisation de balles fabriquées avec des métaux moins toxiques. Une telle avenue aurait des effets bénéfiques à la fois chez les gens qui consomment de la viande de gibier, mais aussi sur la faune.

 

Afin de diminuer les risques, la FédéCP vous invite donc à utiliser des balles faites de métaux qui ne sont pas toxiques pour la santé. De plus en plus de chasseurs utilisent d’ailleurs d’autres types de munition et confirment, ainsi que des experts, que la balistique de ces autres munitions est aussi performante, sinon plus, que celle des balles de plomb. Il faut savoir qu’afin de suivre la demande, de plus en plus de marchands d’équipement de chasse offrent des munitions alternatives de plusieurs calibres.         

 

Le Portail FédéCP : une gestion simplifiée pour ses membres

C’est avec enthousiasme que M. Éric Vallières, contrôleur à la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP), et Mme Huguette Nadeau, présidente et Directrice générale de Prospection communications Internet, ont présenté le nouvel outil de la FédéCP: le Portail FédéCP. Ce projet permettra une gestion administrative simple et conviviale pour l’ensemble des régionales, des associations,  des membres du conseil d’administration, des moniteurs, etc.

 

L’atelier consista à présenter les fonctionnalités du portail et la facilité d’utilisation de celui-ci. Par la suite, une séance de questions, de commentaires et de suggestions nous a permis de bonifier le portail afin de bien répondre aux besoins de ses utilisateurs. M. Vallières a fait la présentation détaillée du portail alors que Mme Nadeau a présenté les aspects techniques du Portail. Par la suite, ils ont répondu aux questions lors de la séance de discussion de l’atelier.

 

Une quarantaine de participants étaient présents à l’atelier. Beaucoup de commentaires, de suggestions et de questions ont été évoqués lors de l’atelier. Ceux-ci ont permis à la FédéCP de mieux comprendre les besoins de leur clientèle.

 

Une analyse de près de 100 heures a été effectuée par la firme Prospection communications Internet afin de bien cerner les besoins de la FédéCP à court terme et à long terme. L’objectif de cet atelier était donc de présenter le nouvel outil de gestion à venir et d’expliquer les raisons pour lesquelles la FédéCP investit dans ce projet.

 

M. Éric Vallières a d’abord présenté la situation actuelle de la gestion documentaire et administrative. Actuellement, la FédéCP utilise plusieurs systèmes de gestion désuets qui n’ont aucune possibilité d’amélioration. De ce fait, M. Vallières a présenté les solutions qu’amènerait le Portail FédéCP. Grâce à ce seul et unique outil (site intranet), les membres pourront :

 

-          Faire la gestion documentaire des régionales et des associations;

-          Faire la gestion documentaire des conseils d’administration et des comités;

-          S’inscrire en ligne au congrès et au souper-bénéfice;

-          Faire des demandes de bourses à la fondation Héritage faune;

-          Produire des rapports finaux à la fondation Héritage faune;

-          Faire la gestion documentaire et des communications pour les moniteurs;

-          S’inscrire en ligne  au cours du PESCOF;

-          Faire la gestion des cours du PESCOF pour les associations et les moniteurs.

 

Au cours des dernières années, la permanence de la FédéCP a fait naître plusieurs outils technologiques afin de mieux servir les chasseurs et les pêcheurs du Québec, tels que Zone Chasse, allonspecher.com, mentoratcpp.com, etc. Ainsi, le Portail FédéCP  sera un outil de gestion qui permettra d’améliorer et de faciliter la tâche des personnes vouées au développement de la relève dans le domaine de la faune. Enfin, cet atelier a permis à la FédéCP et à Prospection communications Internet de bien confirmer leur analyse et de cerner encore mieux les besoins des futurs utilisateurs du Portail FédéCP.

 

Chasseurs et agriculteurs: un outil pour mieux collaborer

 

C’est avec enthousiasme et rigueur que M. Martin Caron, 2e vice-président de l’Union des Producteurs Agricoles (UPA), Mme Chantal Arguin, présidente, et M. Marcel Laberge, chargé de projet du Groupe Trifide ainsi que M. Georges Saad, directeur de Spektrum Media, ont présenté simultanément leur analyse de la situation au sujet d’un projet d’outil interactif web, d’un analyse des possibilités du produit et des résultats d’une consultation auprès des chasseurs et des propriétaires de terres privées au Québec.

 

Cet atelier avait comme principal objectif d’expliquer à la trentaine de participants les objectifs globaux, le cheminement à suivre pour mener à terme un projet d’outil interactif web et d’obtenir, si possible, quelques recommandations des participants afin de bonifier le produit pour faciliter les relations entre les chasseurs et les propriétaires de terres privées au Québec.

 

Pour bien comprendre, depuis plusieurs années subsiste pour le sud du Québec un problème d’accès aux ressources fauniques par les chasseurs. Le sud de la province est en effet constitué de terres privées, en grande partie utilisées pour la production agricole, sur lesquelles il est évidemment interdit de circuler sans en avoir reçu l’autorisation. Ceci pose problème aux chasseurs qui désirent accéder à un secteur de chasse potentiel dont ils doivent identifier le propriétaire, ainsi qu’aux propriétaires qui souhaitent contrôler la présence de faune sur leurs propriétés.

 

Cette problématique a d’ailleurs été soulevée lors de l’élaboration du plan d’action sur l’Oie des neiges 2013-2018, qui préconise l’arrivée d’un système efficace de maillage agriculteurs-chasseurs. Pour sa part, le Plan de gestion du cerf de Virginie 2010-2017 mentionne qu’il serait intéressant que la FédéCP, le MFFP et l’UPA élaborent un ou des projets visant à favoriser l’accès aux propriétés privées pour résoudre les problèmes de déprédation et promouvoir la chasse.

 

Au cours des dernières années, différentes initiatives ont eu lieu à cet égard. Mais que ce soit par l’intermédiaire d’organismes à but non lucratif tels que Cerfchasse ou à des campagnes d’affichage des terres, ces initiatives qui reposaient sur le bénévolat, n’ont pas connu le succès escompté, principalement parce qu’il est coûteux en temps, en énergie et en argent de travailler sur de grands territoires. L’avenue virtuelle qui s’offre maintenant semble la voie à suivre pour ce genre de projets.

 

Lors de l’atelier, M. Martin Caron a tout d’abord présenté l’image de marque de l’organisation et des avantages économiques du contrôle de la faune en milieu agricole. En fait, M. Caron a exposé les sujets suivants afin de bien faire comprendre leur rôle et de l’importance d’un partenariat gagnant-gagnant dans ce projet :

 

  • Image de marque et structure de l’UPA;
  • Retombées économiques de l’agriculture au Québec;
  • Enjeux du secteur agricole dont notamment les normes de biosécurité et de salubrité ainsi que la cohabitation avec différents usages;
  • Actions de l’UPA favorisant la cohabitation faune-agriculture;
  • Exemples de problématiques en matière de cohabitation faune-agriculture;
  • Autres éléments à considérer en matière de cohabitation faune-agriculture.

 

Pour faire suite aux analyses et consultations préliminaires, l’UPA devra toutefois se prononcer tangiblement auprès de la FédéCP sur la façon de s’impliquer dans ce projet. Cette implication de la part de l’UPA est nécessaire, voire essentielle pour la mise en œuvre, et ce, dès les premières étapes du projet.

 

Pour sa part, le Groupe Trifide a présenté sommairement l’étude de faisabilité, de ses enjeux et de l’analyse des possibilités du produit ainsi que les résultats de la consultation auprès des chasseurs et des propriétaires de terres privées au Québec. Cette consultation confirme somme toute que les chasseurs sont très favorables à la mise en place d’un tel outil tandis que les agriculteurs sont quand même favorables, mais avec quelques réserves. Il faudra prévoir une forte implication de l’UPA pour bien sensibiliser ses membres afin d’obtenir une adhésion de ceux-ci et clarifier différents aspects légaux.

 

Par ailleurs, M. Georges Saad, a présenté sa vision, les risques et les phases de développement futures du produit/service si le projet bascule en phase d’exécution. Il indique particulièrement que la solution qui sera proposée et retenue permettra de réaliser une planification à moyen et long terme via une application web et une planification à court terme ou situationnelle par le biais d’une application mobile avec le téléphone intelligent.

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