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4 juin 2015

Consultation sur l’ouverture potentielle d’une chasse à la Tourterelle triste au Québec en 2016

Le Service canadien de la faune (SCF) sonde présentement l’intérêt des chasseurs et d’autres groupes d’intérêt sur la possibilité de mettre en place une saison de chasse à la Tourterelle triste au Québec. Cette consultation est menée auprès de plusieurs organisations qui collaborent à la gestion des oiseaux migrateurs considérés comme gibier, dont la FédéCP. Les informations recueillies serviront au SCF à établir quel pourrait être le cadre règlementaire de cette chasse. Cette initiative est née d’une demande faite il y a quelques années par le Comité sauvagine de la FédéCP. Rappelons que cet oiseau est inclus à la liste des oiseaux migrateurs considérés comme gibier au Canada et qu’il est donc possible d’en prévoir la chasse.

 

Depuis 1960, la Colombie-Britannique offre la chasse à la tourterelle et elle l’Ontario l’offre depuis 2013. Elle est aussi chassée dans la plupart des états américains où on en récolte environ 17 millions chaque année. En fait, la tourterelle triste est, parmi les oiseaux considérés comme gibier en vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, l’espèce la plus nombreuse et la plus largement répandue en  Amérique du Nord. De même, elle est l’espèce qui y est la plus chassée. Au Québec, c’est l’oiseau le plus abondant avec une population nicheuse d’environ 760 000 individus.

 

Étant donné le fait que la tourterelle triste fasse partie des oiseaux migrateurs considérés comme gibiers au Canada, et que celle-ci soit chassée dans d’autres provinces, la FédéCP juge qu’il serait pertinent d’en autoriser la chasse au Québec. Cette demande a d’ailleurs été acheminée il y a déjà quelques années au SCF. La FédéCP juge en outre que la chasse ne pourra aucunement causer préjudice à la population, notamment en regard de l’expérience acquise dans les autres provinces. Les statistiques obtenues en Ontario indiquent en effet que les chasseurs récoltent 2 % de la population estimée à 1,2 million d’oiseaux.

 

Par ailleurs, le Québec offre la chasse à d’autres espèces qui vivent dans le même habitat que celui de la tourterelle et on ne dénote aucun problème de cohabitation. La FédéCP n’entrevoit donc pas davantage de problèmes pour cette nouvelle chasse. Rappelons aussi que dans la vision de la province de Québec, la faune, lorsqu’elle est suffisamment abondante, est considérée comme une ressource à partir de laquelle on peut tirer des bénéfices économiques. La FédéCP prône le développement du plus grand nombre possible de créneaux de chasse afin de stimuler l’économie et de maintenir le secteur des activités de prélèvement le plus dynamique possible.

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